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Rencontre Européenne du 5 au 6 mars 2026 : Une solidarité internationale qui s’active pour le FSM Cotonou 2026

27 March 2026 Equipe FSM
Rencontre Européenne du 5 au 6 mars 2026 : Une solidarité internationale qui s’active pour le FSM Cotonou 2026
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Equipe FSM

Dans le but de nouer des liens, de construire des alliances pour dessiner des futurs plus désirables et de préparer ensemble les grandes échéances de l'année, dont le Forum Social Mondial (FSM) Cotonou 2026, le CRID (Centre de Recherche et d’Informations pour le Développement) et Attac France ont réuni au CICP, dans le 11e arrondissement de Paris, 87 militant·es issu·es de 73 organisations, venu·es d’une quinzaine de pays européens et d’ailleurs. Pendant deux jours, à travers des ateliers thématiques, des discussions de groupe et des plénières, des liens durables se sont noués, des visages se sont croisés, des structures-ressources ont été identifiées et l’énergie des activistes a été ravivée pour poursuivre les luttes collectives.

Un cadre d’information, de sensibilisation et de mobilisation pour le FSM Cotonou 2026

Cette rencontre parisienne a été marquée par la présence du militant Massa KONE, Porte-parole de la Convergence Globale des Luttes pour la Terre et l'Eau - Afrique de l'Ouest (CGLTE-OA), et de la militante Pascaline AGASSOUNON, membre du Secrétariat Technique d’Organisation (STO) du FSM Cotonou 2026. La délégation a eu l’honneur de présenter les motivations qui ont conduit la candidature de l’Afrique à accueillir cette 17e édition au Bénin, le contexte continental de l'événement, ainsi que les raisons fondamentales pour lesquelles tous les réseaux, mouvements sociaux et organisations doivent se mobiliser. Un point d'honneur a également été mis sur l'état d'avancement des préparatifs logistiques et matériels sur le terrain.

Lors de ses interventions, le militant Massa KONE a rappelé avec force :

« Le système impérialiste crée des espaces et la société civile ne fait que courir derrière lui sur ses propres terrains. Nous ne pouvons pas aller battre les gens sur leur propre terrain. Il faut que nous créions et valorisions notre propre espace. Et cet espace, c'est le Forum Social Mondial. À un moment donné, il faut que nous nous retrouvions entre nous, sur notre propre terrain, pour développer notre stratégie. »
Il a ajouté qu’« au sein de la Convergence, nous avons compris qu’il faut cesser d’être des suivistes dans les réseaux internationaux, créer notre propre réseau, ouvrir la porte et travailler avec tout le monde afin de faire connaître les vraies réalités de l’Afrique de l’Ouest. S’organiser, se construire entre nous et changer les choses permettra de démontrer que nous apportons une véritable valeur ajoutée à tous les combats menés. »

Pour Pascaline AGASSOUNON, les enjeux sont clairs :

« Il faut que les populations comprennent les défis actuels et s’engagent à participer, tout en trouvant de potentiels partenaires pour accompagner techniquement et financièrement le FSM. Quand on dit qu’un autre monde est possible : un seul pays ne suffit pas à le concrétiser ! Il faut que nous nous donnions la main pour matérialiser cet autre monde possible. »

Une opportunité de réseautage et de décisions stratégiques

Au cours de la rencontre, un atelier spécifique a permis aux organisations de partager leurs expériences et de proposer des activités autogérées pour le forum. Dans cet espace, les échanges ont été particulièrement fructueux, débouchant sur des propositions concrètes pour la réussite du rassemblement, notamment en matière de communication et de logistique d'embarquement vers le Bénin.

Pascaline AGASSOUNON a d'ailleurs affirmé avoir « constaté la volonté ferme de beaucoup de participants de faire le déplacement ». Les organisations ont également débattu des facteurs économiques pouvant freiner la participation internationale, notamment le coût des transports. Face à ces préoccupations financières, elle a rappelé avec conviction :

«Le billet d’avion que l’on achète aujourd’hui n’est rien en comparaison avec les difficultés et les crises que les générations futures vont rencontrer et subir si nous n'agissons pas. Nous n’avons pas le choix ! Il faut aller au bout, surmonter les limites financières pour se mobiliser massivement et co-construire cette alternative.»