Description
(Pour
comprendre plus sur cette activité veuillez aussi voir l’article
d’introduction et d’analyse de Nouhoum Keita Bamako,Mali
(association ASFA 21) sur notre espace digitale)
Dans l’atelier, nous voudrions adresser la
crise sécuritaire au Sahel Central. Comment
cette insécurité s’est-t-elle développée et s’est étendue
aux autres pays côtiers au point de constituer une véritable menace
existentielle pour nos États et nos sociétés ? Face à ces
menaces multiformes et ses enjeux à la fois géopolitiques et
géostratégiques quelle réponse les pays du Sahel Central peuvent-ils apporter ?
Comme point de départ on voudrait analyser
comment à côté du terrorisme, les trafics, les conflits
communautaires et les crises sociales et écologiques fragilisent
durablement la région. Nous voudrions mettre en évidence les causes
historiques, politiques, économiques et géopolitiques de cette
insécurité.
Nous voulons aussi échanger sur les expériences et les analyses des unes et des autres venant de ces différents pays touchés avec un focus sur les pays de l’AES (Mali,
Niger, Burkina Faso) qui aujourd’hui, après leurs coups d’états et la création de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) realisent des
nouvelles strategies et partenariats dans l’esprit de la
souveraineté nationale et régionale et de la rupture avec les
anciennes structures coloniales et corruptes porté par exemple par le
gouvernement francais et ses marionettes mais aussi par le système
mondiale capitaliste et imperialiste.
Finalement nous
tenterons d’apporter des réponse aux questions et thématiques
complexes et de faire des propositions et des récommandations
susceptibles d’apporter des solutions durables.
Une base des réflexions c’est que nous voyons qu’un paix durable
au Sahel passe par une articulation entre sécurité, développement
et construction démocratique. Le tout sécuritaire a montré ses
limites face à des problèmes dont les racines sont essentiellement
politiques, économiques et sociales. D’autre part, l’affirmation
de la souveraineté de nos Etats ne suffira pas davantage si elle ne
s’accompagne pas d’une transformation profonde des conditions de
vie des populations. De même, une coopération régionale fondée
sur la sauvegarde des intérêts réciproques plutôt que sur les
luttes d’influence entre les puissances s’avère une nécessité
incontournable.